Boulet Auguste-Onésiphore Mgr (1868-1959)


  • Année et lieu de naissance : 1868-06-18, St-François-de-la-Rivière-du-Sud, QC
  • Année et lieu du décès : 1959-08-20, La Pocatière, QC
  • Nom du père : Vilmer Boulet (1837-1911)
  • Nom de la mère : Delvina Blais
  • Profession : Ordonné prêtre en 1895 et Mgr-ur par le pape Benoît XIV

Né à Saint-François-de-Montmagny, le 18 juin 1868, du mariage de Vilmer Boulet et de Delvina Blais, Auguste Boulet entre au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière en 1883 où il complète son cours classique en 1891 et entreprend ses études théologiques. Ordonné prêtre en 1895, il est la même année nommé prêtre auxiliaire au Collège de Sainte-Anne. Il occupera successivement les postes de professeur, de directeur des élèves, de procureur et de supérieur de1917 à 1923 et de 1931 à 1934. En 1919, il est promu prélat domestique. Il fonde en 1933 la Société de colonisation du diocèse de Québec et en devient le président. Il fut nommé en 1935 président de la Fédération des sociétés de colonisation. Mgr Boulet est décédé au Collège de Sainte-Anne le 20 août 1959.

Collection de la Société de conservation du patrimoine de Saint-François-de-la-Rivère-du-Sud


Une reconnaissance à Mgr Auguste Boulet : Histoire de Stainte-Germaine-Boulé, Abitibi


Recherches et textes de Richart Bégin 

C'est en septembre 1936 qu'apparaît la première fois et que fut donné le nom " Boulé " à notre bureau de poste. En analysant les diverses nom donnés au bureau de poste de cette période, on constate que le nom attribué était la plupart du temps celui du canton ou encore celui d’un personnage politique ou important de la période. Selon quelques versions obtenues et  entendues, et qui nous semble des plus plausibles, notre bureau de poste aurait été nommé en honneur de Monseigneur Auguste Boulé, président de la société diocésaine de colonisation, qui s'occupait justement de l'organisation des nouvelles paroisses de l'Abitibi. Par son orthographe fautive, la version véhiculée sera dite attribuée à Hélène Boullé, épouse de Champlain, dont le nom se rapprochait de l'orthographe donné  Cette dernière est venue au Canada en 1620 et est repartie en 1624 sans avoir marqué vraiment l'histoire du Canada. Il est très improbable qu'on ai eu vraiment l'intention d'honorer sa mémoire et tout indique que l'intention réelle été d'honorer Mgr Auguste Boulet. 

Ouï-dire et rumeurs mille fois répétées ne devient pas vérité.

  1. L'épouse de Samuel de Champlain s'appeler Hélène Boullé (avec 2L), fille de Nicolas Boulé. Si cela a été fait en son honneur, la municipalité aurait du s’appeler Sainte-Germaine -Boullé.
  2. Dans la logique d'attribution des noms de la période, Hélène Boullé est hors contexte. Par exemple, on a donné le nom de Bélec au bureau de poste de Rocquemaure en l'honneur du député Charles Bélec, on a donné le nom de Blais au bureau de poste de Saint-Vital de Clermont en l'honneur du député Frank Blais et Laferté a été ainsi nommé en l'honneur d'Hector Laferté, ministre de la colonisation. Mgr Boulet était président de la société diocésaine de la Colonisation, suivant cette logique de l’époque, une désignation en son honneur lui était sans doute attribué.
  3. Mgr Augustin Boulet a été baptisé le 19 juin 1868 à Saint-François-de-la-rivière-du-Sud, comté de Montmagny du nom de Joseph-Auguste-Onéciphore BOULÉ, fils de Vilmer Boulé et Délvina Blais. Il s'agissait ainsi aussi ici d'une erreur du prêtre car ailleurs, on le retrouve sur le patronyme BOULET.
  4. Dans le livre "Bâtisseurs de Pays" d'Ernest Laforce, on attribue à Mgr Boulet l'organisation des nouvelles paroisses en Abitibi dont Roquemaure, St-Laurent, Ste-Germaine, Destor, Mont-Brun, Cléricy et d'autres. C'est par l'entremise de la Société de colonisation, qu'il a fondée, que ces nouvelles paroisses se sont organisées.
  5. Des travaux d'étudiants basé sur des entrevues avec des pionniers, dont le curé Joseph-Alfred Roy, rapportaient également que Mgr Augustin Boulet serait à l'origine du toponyme BOULÉ.
  6. Mgr Auguste Boulet aurait été l'instigateur du voyage du Cardinal Villeneuve en Abitibi en août 1940 pour visiter les (ses) différentes paroisses. Le 16 août 1940, sans doute sa dernière visite, Mgr Boulet était présent à Sainte-Germaine lors de la visite du Cardinal Villeneuve.
  7.  Mgr Auguste Boulet, qui fut procureur du Collège de Sainte-Anne-de-La-Pocatière, s'était vu accorder en 1929, le titre de Commandeur de l'Ordre national du mérite agricole avec la mention ("très Grand Mérite Spécial) en raison de sa contribution exceptionnelle au développement de l'agriculture québécoise. En 1932, à titre de Président de la société diocésaine de colonisation, il était du grand congrès de colonisation tenu à Amos. Assistait également à ce congrès, le ministre de la Colonisation de l'époque, Hector Laferté.

Une autre version rapportée, le curé Joseph-Alfred Roy, lors d'un repas chez son cousin Edmond Côté, quelque part en 1939 ou 1940, aurait mentionné que le curé Émile Couture, qui était allé le recruter à St-Évariste de Beauce en 1938 pour qu'il devienne le curé de Sainte-Germaine, lui avait fait une description de la nouvelle paroisse tout en lui expliquant l'origine du (des) nom (s). Il aurait mentionné que c'était en voulant rendre hommage à Mgr Boulet que le responsable de la société diocésaine en Abitibi d'alors, en 1936, (peut-être le curé Halde de Palmarolle) avait choisi l'appellation "Boulé" pour le nouveau bureau de poste de Sainte-Germaine de Palmarolle. Ce dernier aurait mal inscrit le nom (Boulé au lieu de Boulet) dans ses correspondances avec les ministères concernés et il en découla une adaptation de l'origine du nom aux fins de la toponymie. Ce qui s'y approchait le plus était le nom de l'épouse de Champlain, Hélène Boullé, qui avait cependant deux "l".

En raison de tout ce qui précède, et malgré la version véhiculée, je voulais dans les textes qui précèdent, ramener à la mémoire des nôtres que la vraie origine de l'appellation de notre bureau de poste et de notre municipalité, est sans doute autre que celle que nous connaissons.

Un grand salut à la mémoire d'un grand bâtisseur de l'Abitibi, Mgr Auguste Boulet.

Richard Bégin


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